Comprendre le système éducatif des universités en Suède #2 | Le mode de notation

DSC_0860 (2)_S’il y a bien une autre grande différence pas toujours facile à expliquer sur le système éducatif en Suède, c’est bien le système de notation. En France, on a la classique « note sur 20 » où la note peut aller de 1 à 20 (avec 20 comme étant la meilleure note). En Suède…eh bien, ça n’a rien à voir, j’ai envie de dire. En fait, il peut même y avoir plusieurs façons de noter un examen au sein même d’une université. Là encore, ça dépend des cours suivis. 

Surprenant, hein ?

En tout cas, moi, c’est un élément choses qui m’a particulièrement interpellé une fois sur place. C’est pourquoi j’ai décidé de partager cela avec vous, en me basant sur mon expérience personnelle d’étudiante à l’Université d’Umeå (au Nord de la Suède). Au cours de mon cursus, j’ai repéré trois principaux modes d’appréciation. 

  • Le mode de notation principal

Dans la majorité des cas, les travaux sont appréciés par un système de notation contenant seulement 3 grades. Crescendo, ça donne :

U : pour Fail

V : pour Pass

VG : pour Pass with Distinction

Dans ce cas, là, c’est assez simple : U est disqualifiant, VG extrêmement gratifiant, et V le minimum à avoir pour valider un cours.  

Donc le principal est d’éviter le U (Fail). 

Bien sûr, ça peut être un peu déstabilisant au départ, parce qu’on ne sait pas toujours exactement ce qu’il est nécessaire de faire pour réussir à obtenir un VG au lieu d’un V. 

Mais je dirais qu’en général, cette distinction (entre V et VG) n’a que peut d’importance au final. L’université d’origine qui traduira ensuite ces notes en notes « françaises »…étrangement, ne prend pas toujours en compte ces différences ou alors ils prennent en compte une sorte d’équivalence du cours choisi en Erasmus avec le cours qui aurait théoriquement été suivi si l’étudiant était resté en France… En, j’imagine. C’est comme ça que je me suis retrouvée avec un relevé de notes où, tantôt VG=14 et tantôt V=16. Et je ne suis pas la seule (apparemment ça arrive très souvent). Le mystère de l’administration universitaire.

Alors je dirais qu’en général, en Erasmus, ce qui est le plus préoccupant au niveau scolaire, c’est de valider son année. Le reste, est un plus agréable, mais pas toujours pris en compte au final, donc, mon conseil : ne stressez pas trop ou ne faite pas une fixation sur ça si vous estimiez valoir un VG et pas un V. 

  • La notation chiffrée

Il arrive aussi parfois que, dans certains cours, les examens aient un système de notations chiffrées. Cela peut une notation de 1 à 10 (c’est notamment le cas pour certains cours d’architecture, d’après ce que j’ai pu observer), ou encore des notes de 1 à 100 (souvent pour des cours d’économies, voire de sociologie, d’après ce que j’ai pu observer).

En ce qui concerne les notes sur 100, il est très courant que pour passer et valider l’épreuve il faille avoir plus que 50/100, soit la moyenne. Il se peut qu’il faille 45/100 (soit un peu moins, et assez rare), mais aussi 65/100 (soit beaucoup plus). Et j’ai connu des étudiants qui, (souvent pour des devoirs en présentiels), étaient dans ce dernier cas : ils devaient valider beaucoup plus que la moyenne pour passer l’épreuve. Quand je mentionnait un niveau de travail demandé à tendance à être plus élevé, hein….

Donc, mon conseil : renseignez-vous bien à ce sujet si vous cours suivent ce système de notation.

  • La notation américaine

Eh oui, aussi surprenant que ça puisse paraître… certains examens peuvent aussi être notés avec la notation américaine, qui utilise des lettres, cette fois. Celle-ci va, decrescendo : de A pour excellent à F pour Fail. Je pense que vous devez en savoir pas mal sur ce système de notation, donc je ne vais pas m’attarder dessus.

  • Un mix de plusieurs façons de noter

Et – comme si ce n’était pas assez compliqué, hein :p –  certains cours cumulent même les différentes manières de noter. Ce qui a été le cas de mon cours de Sociology of Culture) qui notaient selon le système suédois (U, V, VG) accompagné d’une notation à l’américaine (qui va de A à F). Pour ce cas-là, F était donc associé au Fail suédois (U), par exemple. 

Dans la même idée, parfois la notation classique suédoise était accompagnée d’un pourcentage, pour savoir comment se situer par rapport à ces trois paliers (U, V, VG). Par exemple : V, 60% voulait dire que l’on était à 40% d’obtenir VG (la note maximale).

Voilà, c’est tout pour cet article, j’espère qu’il vous a bien aidé ! Je ne sais pas pourquoi, j’ai souvent l’impression de tout complexifier en expliquant scrupuleusement les caractéristiques de la Suède, mais je vous assure, après plusieurs semaines sur place, tout vous paraîtra plus limpide ! Et si vous avez la moindre question, que certaines choses ne vous paraissent pas très claires, n’hésitez pas à commenter ci-dessous, je me ferais un plaisir de vous répondre ! Ou encore, pour pouvez me contacter via mon Instagram que j’ai mis en lien sur le site si c’est plus simple pour vous. A bientôt !

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