Premier jour sur place – Mon Accueil à Umeå

Mon arrivée à Umeå. Je me rappelle de cette journée comme si c’était hier. Aussi mouvementée qu’elle puisse être, elle reste celle qui marque un tournant, le début même de l’aventure. Beaucoup d’entre vous (intéressés pour un départ en Erasmus, ou simplement un séjour longue durée dans cette ville étudiante) peuvent s’interroger sur ce moment inédit, se demander à quoi cette journée peut bien ressembler. Je vous propose donc de partager avec vous le récit de mon accueil à Umeå en tant qu’étudiante Erasmus à Umea University. Une journée longue et non sans quelques difficultés.

L’arrivée sur place

18h45. L’avion atterrissait. Et je me retrouvais enfin à Umeå.

L’hôtesse de l’air annonça quelque chose en Suédois, puis en anglais, mais je n’y fis pas attention. Curieuse, je scrutais l’extérieur. Le beau temps n’était apparemment pas au rendez-vous.

Une fois prête, je descendis de l’avion pour constater avec surprise que le nombre d’arrivants. Le petit espace de l’aéroport accentuait l’effet de « foisonnement ». Alors que j’attendais pour récupérer mes bagages, autour de moi, les langues fusaient. Allemand, néerlandais, français, langues slaves…la plupart d’entre elles m’étaient méconnaissables sous ce brouhaha. Une chose était claire, une multitude d’internationaux m’entouraient. Et pourtant, j’avais encore du mal à réaliser que je venais d’arriver en Suède.

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Réception à l’arrivée

Une fois les bagages récupérés s’était posée la question du moyen de transport. Sans compter que je ne connaissais pas les horaires de bus, le moyen de payement, etc. …Mais à peine avais-je eu le temps d’y penser qu’une personne était intervenue pour nous informer que l’université allait s’occuper de notre transport, ou quelque chose de similaire. Ce ne fut pas très clair, mais je patientais tout de même. Une des étudiantes fraîchement arrivée me rassura dans ma démarche. Elle venait d’Allemagne, emménageait pour deux ans à Umeå à l’occasion de son master, et avait déjà passé son année Erasmus en Suède l’année dernière. La première dans son cas que je croisais. Et pas la dernière. Notre échange me rendit plus sereine. A la en croire, cette destination valait vraiment le détour.

Ce n’est qu’une fois à l’extérieur de l’aéroport que je compris vraiment où l’intervenant voulait en venir. L’université d’Umeå venait d’avoir mis en place un système de navette pour récupérer tous les étudiants internationaux. C’était inattendu et un véritable soulagement. Une fois tous les arrivants réunis, les étudiants étaient invités à embarquer dans un bus réservé pour l’occasion. Une fois rempli, le bus partait, puis revenait pour récupérer la deuxième fournée. Je faisais partie de celle-là.

Patiemment, j’attendis avec les quelques autres étudiants restants. J’observais le paysage environnement, tout nouveau pour moi. Le ciel était nuageux, et l’air, frais. Avec amusement, un des encadrants laissa échapper, en anglais : « Eh oui, c’est à ça que ressemble l’été à Umeå. Bienvenue en Suède! ».

Je souris. Bienvenue en Suède.

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Vue de l’aéroport d’Umea, le 21 août 2017

Next: direction International Housing Office (IHO)

Le trajet de bus fut assez divertissant. Un des encadrants s’était tenu au micro, tel un guide, en nous donnant quelques informations sur Umeå, tout plaçant quelques blagues par-ci par-là. A plusieurs reprises, j’esquissai un sourire, tandis que mes yeux s’attardaient sur le paysage environnant.

Puis nous arrivâmes au bâtiment principal de l’université, Universum, où se tenait l’Office Center et l’International Housing Office (IHO). Une fois à l’intérieur, les étudiants internationaux devaient écrire leurs noms sur une des listes situées sur un des stands, afin que les organisateurs puissent nous diviser en petits groupes. Ces groupes étaient ensuite appelés un à un, puis accueillis dans une pièce à part et plus calme où les informations principales relatives au logement étudiant, ainsi que les clefs celui-ci étaient livrées.

Toutefois, étant arrivée le soir, il y avait déjà des individus patientant depuis un moment également. L’attente fut très longue. Nous étions nombreux, il faisait tard, et la plupart d’entre nous avaient effectué un long voyage pour arriver là. Très vite alors, des groupes se formèrent et les discussions fusèrent à nouveau. Plusieurs étudiants suédois volontaires ou engagés (membres du buddy programme, cf. le site d’Umeå University, j’en reparlerais dans un autre article) étaient présents et passaient voir chaque personne ou groupes de personnes afin de faire connaissance. L’initiative était sympa, et permettait de moins voir le temps passer.

A l’intérieur du bâtiment, je distinguais quelques écrans indiquant les arrivées de chaque vol à direction d’Umeå. Il permettait sûrement aux employés de l’université de savoir à quel instant précis les étudiants internationaux arrivaient, afin d’envoyer le bus au bon moment, pensais-je. Je fus alors songeuse, impressionnée par toute l’organisation de l’office international de l’université pour accueillir les étudiants étrangers. Une organisation et un investissement qui, d’ailleurs, n’a cessé d’être présent tout au long de cette expérience.

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Une vue sur Universum, Umea University

Et c’est pas fini…

Une fois les clefs récupérées, on pouvait enfin rentrer dans son logement…qui n’était pas toujours la porte à côté. L’université avec mis à disposition de petites navettes, afin de déposer les étudiants internationaux devant le bâtiment de leur futur logement, ce que j’ai grandement apprécié. Non seulement, étant fraîchement arrivée, je n’avais aucun repère, mais en plus il faisait à cet instant précis nuit noire et j’étais extrêmement épuisée…les parfaites conditions pour se perdre.

J’attendis donc patiemment la navette dédiée au secteur du campus me concernant. Sur le moment, je n’arrivai toujours pas à croire qu’il faisait aussi sombre, presque autant qu’au moment où je m’étais réveillée ce matin-là. Mine de rien, cette journée paraissait interminable, mais il fallait rester éveillée et concentrée, donc cette pensée fut vite chassée de mon esprit. Heureusement, une autre étudiante Erasmus me tenait compagnie. Elle habitait dans le même secteur que celui attribué à ma navette, mais dans un autre « quartier » du campus. Nous discutâmes longuement de tout et de rien, une vue aérée sur le ciel étoilé.

Enfin: l’arrivée dans mon logement étudiant

23h passé, presque minuit. Enfin, je me retrouvai devant mon bâtiment. Un long immeuble de quelques étages seulement.

Je crus que tout se passerait sans encombres dès à présent, et pourtant…je passai un temps fou à essayer de comprendre quelles parties du trousseau de clés utiliser pour ne serait-ce que entrer dans le bâtiment. Je fus face au même problème au niveau de l’entrée divisant chaque « corridor » (chaque étage étant divisé en deux « corridors »distincts, soit ont deux entrées supplémentaires). Ne vous moquez pas, le fonctionnement de déverrouillage de mon bâtiment était un vrai casse-tête en soi, avec aux portes principales : une serrure et une zone pour écrire un code, alors que le trousseau de clefs se composait : de deux clefs et un badge. Et, bien sûr, aucune des clefs n’ouvrait la porte. Enfin, c’est ce que je croyais. Ce n’est que plus tard que j’ai compris que la Suède avait trente-six mille manières d’ouvrir une porte et qu’aucune ne suivaient les logiques que j’avais pu apprendre par le passé. Mais sur le moment, la situation était surtout déroutante.

Aujourd’hui encore, je n’arrive pas à croire par quel miracle j’ai bien pu avoir la chance de finir par croiser des gens malgré l’heure : au moment d’entrer dans le bâtiment, mais aussi quand il a fallu m’aider à trouver mon « couloir » (corridor) et comprendre le moyen d’en ouvrir les portes. J’aurais peut-être pu me retrouver coincée dehors toute la nuit, le International Office étant lui-même censé être fermé à 23h ce jour-là… Bref, une vraie galère.

Une fois que j’eus ouvert la porte de mon logement étudiant, je me détendis…jusqu’à ce que je me rende que la pièce principale, celle comportant mon lit, n’avait pas de lumière du tout. Seuls le mini-couloir de mon logement et la salle de bain en contenaient. Cette énième intempérie mit mes nerfs à rude épreuve, fatiguée, voire exténuée comme je l’étais. Un bref calcul s’opéra dans ma tête. Presque minuit, et je m’étais levée aux environs de quatre heures du matin. Près de 20h debout. C’est ce que j’appelle un long voyage.

Je soufflai un bon coup. J’y étais. Il me fallut un certain temps avant de me détendre réellement, de quoi passer quelques coups de fil aux proches, tout en s’installant petit à petit. Puis, enfin je réalisai.

L’aventure commençait vraiment. 

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