Je n’ai pas réussi le #NaNoWriMo mais voici ce que j’ai appris

Pour la première fois, cette année j’ai tenté le #NaNoWriMo. Sans surprise, ça a été un « échec », dans le sens où je n’ai pas réussi à atteindre l’objectif d’écrire une histoire de 50 000 mots en un mois. Pourtant, je ne regrette en rien l’expérience. Pourquoi ?

Je vous explique ça à l’instant.

Mais, d’abord, pourquoi « sans surprise », voyons ? me diront certain d’entre-vous. Tout simplement pour deux raisons :

  • Ceux qui me suivent sur mon compte Instagram dédié à l’écriture (@SunFyz) doivent déjà le savoir, mais je n’ai su l’existence du NaNoWriMo…que le jour de son début. En effet, ce n’est qu’en voyant le challenge apparaitre partout sur Instagram début novembre que j’ai commencé à m’interroger sur ce principe. Une de mes abonnées a gentiment pris le temps de me renseigner à ce sujet. Et, indirectement, m’a ouvert les yeux sur tout un pan de ce mouvement d’écriture. Ça a été comme ouvrir une boîte de pandore.
  • Après tout ça, il a fallu se décider : tenter ou ne pas tenter ? Mon planning pour novembre me semblait déjà très chargé, mais ma curiosité a vite pris le dessus sur tout le reste. C’est ainsi que, trois jours après le début du NaNoWriMo, je me suis définitivement décidée à relever ce défi. Avec en tête, un grand objectif : voir si moi, avec mon organisation changeante et mon inspiration inconsistante malgré un foisonnement constant d’idées, d’envies et d’imagination, je serais capable d’atteindre ces 50 000 mots en un mois.

…et, spoiler : je n’ai pas réussi. Et pourtant, je ne regrette en rien d’avoir tenté ce challenge. En grande partie parce que j’en retire de très grandes leçons de cette expérience. Leçons que je liste ici.

Laissez-moi détailler un peu tout ça.

Ces débuts d’histoires en brouillon, tu considéras

S’il y a bien une chose que je retiens de ce NaNoWriMo, c’est ce soudain intérêt pour toutes ces histoires commencées, mais laissées en plan pour X raisons. À force de s’accumuler, elles avaient presque atteint un niveau de déconsidération de ma part. Mais, avec ce défi, elles ont – certains plus que d’autres – retrouvé une place dans mon esprit.

Car, qui dit NaNoWriMo, dit une histoire. De A à Z. Eh oui, de ce que j’avais compris, lors de ce challenge, l’idée c’est vraiment de commencer et terminer un roman. Donc, dès ma décision d’y participer prise, il a fallu trouver une histoire.

Après des heures de brainstormings (pas non-stop, je vous rassure) et voyant que je tournais en rond, j’ai fini par me replonger dans toutes ces histoires que j’avais laissées en plan çà et là…dont ma quarantaine d’intrigues en brouillon sur Wattpad ^^ (malheureusement, je n’exagère pas, ce chiffre et réel. Heureusement que je ne les publie pas tous, hein ^^’).

Après relecture, je me suis rendu compte qu’une bonne partie d’entre elles…étaient quand même vachement prometteuses. Pour la première fois depuis des lustres, j’ai donc pris le temps de recopier ces intrigues dans des fichiers Word séparés, de les réajuster selon mes envies et de vraiment envisager de les écrire (c’est-à-dire, planifier un milieu et une fin également, en plus du début). Bon, ça n’a pas toujours été facile. D’ailleurs, c’est là qu’un premier tri s’est effectué.

Une bonne partie d’entre elles ont été mises de côté, considérées « non prioritaires », tandis que d’autres se sont retrouvés en tête de file, avec un foisonnement d’idées plus précises cette fois envers le déroulement de leur récit que j’avais prévu pour chacun d’entre eux. En parallèle, les histoires répétitives et jugées inintéressantes…par ma personne (puisque c’est moi qui comptais les écrire, je ne suis pas passé par quatre chemins) ont été supprimées. C’est donc principalement ce que j’ai fait durant ma première semaine de #NaNoWriMo. Sur le total de 40 intrigues, 14 se sont démarqués des autres et ont été mon principal focus.

Grâce à ça j’ai donc appris à voir sous un tout autre angle toutes ces autres histoires d’un autre genre littéraire (Science-Fiction, thriller, aventure, romance, et réflexion/feel good), laissées à l’abandon pour que je me concentre sur ma trilogie fantastique de l’époque (Vampire’s Pact) – et aussi en grande partie parce que j’avais la fausse impression que ces genres n’étaient pas faits pour moi alors, qu’au fond, ce NaNo-ish l’a bien montré : ce sont des histoires et genres que j’adore écrire.

À travers ces pratiques (tris, considération, relectures et ajustement des intrigues), les notes poussiéreuses que j’avais pu collecter ont pu reprendre de leur valeur, redevenir à mes yeux ces biens précieux qu’ils ont toujours été.

Avec ce NaNoWriMo, j’en ressors donc avec une méthode, un schéma d’action qui me permettra de toujours prendre en considération mes débuts d’histoires :

Ecrire toute intrigue qui m’inspire => M’Y INTERRESSER A NOUVEAU (étape importante ^^) => la relire, la réajuster, et lui donner une vraie place mon « portefeuille de tapuscrits » ^^

L’art et la manière de gérer et stimuler sa créativité, tu maitriseras

Comme vous avez pu le voir, ce NaNoWriMo a stimulé mon intérêt pour une panoplie de récits, et je me suis donc lancé dans la rédaction de plusieurs d’entre elles… Et pas juste « plusieurs type 2, 3, 4… », non. Plusieurs du type QUATORZE (b*rdel). Or, qui dit un foisonnement d’inspiration pour écrire autant d’histoire, dit…maitrise de tout ça (puisque, à côté de ça, j’ai aussi une dose conséquente d’impératifs à gérer – j’ai une vie sociale, si on ve…non, pas vraiment en plus, c’est pas vraiment ça xD mais vous m’avez compris : j’avais un planning chargé, comme madame tout le monde).

Alors, avant ça je m’arrête un instant, prends le temps de faire une courte parenthèse parce que je devine déjà ce que vous devez vous dire à l’instant : mais pourquoi quatorze histoires, bon sang ?

Eh bien, parce que je n’arrivais tout simplement pas à me décider…et que la réalité que j’ai stipulée plus haut est on ne peut plus vraie : je ne commande pas mon inspiration. Comme beaucoup de personnes, j’imagine. Quoique certains semblent réussir à merveille « forcer l’écriture d’une suite » avec la réalisation d’un plan détaillé de leur histoire et/ou avec un objectif en tête, et ils sont bien chanceux.

Et : oui, je sais que le NaNoWriMo consiste en principe à la rédaction d’UNE seule histoire de A à Z, et que c’est déjà largement assez. En écrire treize autres de plus en même temps ne simplifiera pas l’affaire.

Sauf que, quoi que je fasse, rien à faire. Comme je l’avais déjà partagé sur Instagram, il m’était impossible de me concentrer sur une seule histoire (je vous invite à consulter ma petite série de stories à la une nommée « NaNoWriMo » sur mon Instagram @SunFyz pour en savoir plus à ce sujet si vous avez manqué ça). Et puis, pour ce défi, je tenais vraiment à écrire dans un genre différent de celui que j’avais connu jusqu’alors, dans le but de changer d’air.

Donc, après une semaine d’hésitation, doutes et réflexion en ce début de NaNoWriMo…est venue l’acceptation. ^^ Je me suis dit, ce n’est pas grave : écris sur tout ce qui t’inspire et tu verras bien quelle histoire se démarquera de tout ça, puis on comptabilisera principalement celle-là pour le NaNoWriMo (parce qu’il devrait forcément en avoir une qui en émergerait). Donc c’est ce que j’ai fait ^^ – d’où ma difficulté à donner des chiffres précis pour ce challenge, il y a en fait plusieurs chiffres en fonction de l’histoire ^^.

Et voilà comment je me suis retrouvée à rédiger quatorze récits de genres différents.

Bon, vous vous en doutez, en sachant cela, il a fallu s’organiser…et gérer ces moments d’inspirations à l’écriture pour telle ou telle histoire, puisque cela demandait d’écrire un maximum en une très courte période.

Pour cela, j’ai usé de plusieurs tactiques.

D’abord, il y a eu des moments d’apprentissage. Puisqu’il a fallu écrire plusieurs genres littéraires en même temps, pour m’y retrouver, j’ai voulu être sûr d’en maitriser les tenants. Un peu comme un scientifique lirait le travail de ses paires et s’appuierait dessus pour produire un contenu unique qui se distinguerait. J’ai donc multiplié les sources de renseignements sur les genres d’écritures dans lequel j’écrivais : Livres, vidéos explicatives sur un genre précis, visionnages de films ou courtes séries dans le genre, critiques d’un film dans le genre qui m’intéresse et dont je m’étais moi-même fait une petite critique-analyse personnelle (si, si, j’ai découvert que ça, surtout, m’était très utile) … Tous y sont passés.

Mais, pour retenir le tout, ma manière de faire a été la suivante : je lis, visionne, analyse => et synthétise le tout, avec mes mots sur des fiches à la volée quand l’envie ou l’inspiration me vient (c’est aussi ainsi que je fais et ai toujours fait pour chacun des cours/conférences que j’aie et ai pu avoir). Eh oui, transcrire mot pour mot ce que j’écoute ou lis n’a jamais réussi à m’aider à retenir quelque chose – au contraire, c’est le meilleur moyen que décroche, c’est ainsi qu’on en vient à développer des techniques d’obsession pour la mise en pages, corrections et recherches de définitions en tâche de fond pour réussir à suivre en cours aha ^^. Bon, remarque, le bon côté de ce penchant, c’est que je produis toujours des contenus hyper complets (y compris en ce qui concerne les notes de cours : les miennes étaient plus complètes que le cours lui-même parfois, du coup ^^).

Enfin bref, tout ça pour dire que cette méthode est efficace pour moi (plus que me poser trente minutes ou plus devant une fiche bristol pour recopier quelque chose), puisqu’elle me permet de retenir pour sûr et maitriser pour sûr mes sujets d’étude (ici, différents genres littéraires). En maitrisant ainsi certains genres littéraires, leurs attentes, j’avais une idée beaucoup plus précise de ce que je voulais faire (en termes de jeu d’intrigue, de narration, caractéristiques du ou personnages, etc.). Et donc, beaucoup moins de chance d’être déconcentrée : je savais exactement comment je voulais faire les choses et pourquoi.

Ensuite, j’ai développé des périodes d’écriture, c’est-à-dire des moments précis où je ne fais rien d’autre qu’écrire. Par contre, ils n’étaient pas définis d’avance, cette fois (choisir des créneaux précis pour ce genre de chose ne marche jamais avec moi x) ). Ceci dit, j’essayais toujours, en début de journée, d’avoir une idée de quel moment de la journée à peu près je pourrais consacrer à l’écriture.

Par ailleurs, pour ce NaNoWriMo, quand j’écrivais, j’écrivais. Rien d’autre ne devait me distraire. Et, ma foi, ça a bien marché. Par contre, adapter mon état d’esprit au style d’écriture m’était plus difficile. En d’autres termes, j’ai eu plus de mal à me « plonger » dans l’atmosphère de chacune de mes œuvres (qui étaient variées, pour le coup). La musique a toujours été un moyen efficace pour pallier à cela, mais jusque-là, toutes mes playlists avaient été orientées vers mon histoire principale (ma saga fantastique).

Alors, ce que j’ai fait, c’est créer de nouvelles playlists qui m’inspiraient pour chaque genre dans lequel je souhaitais écrire (feel good, romance, thriller, etc.). Puis, avant chaque écriture, je relisais mes notes sur le genre dans lequel je comptais écrire EN PLUS d’écouter ces mêmes musiques. Le tout, m’a permis de me plonger dans un mood précis juste avant et pendant l’écriture.

C’est donc le second élément principal que m’a appris le NaNoWriMo cette année, à travers la mise en place de ces méthodes (de véritables « stratégies » en fait, même si je ne les ai pas vécus comme tel ^^) : gérer ma créativité, c’est possible. Tout autant qu’écrire avec succès plusieurs histoires à la fois.

Ces deux tactiques combinées (moments d’apprentissages et périodes d’écritures, le tout réalisé dans un schéma d’action précis expliqué plus haut) m’ont permis de stimuler et gérer au maximum ma créativité durant ce challenge. C’est ainsi que ma deuxième et moitié de troisième semaine de NaNoWriMo se sont révélées être celles les plus productives de toutes mes « phases d’écriture » que j’ai pu avoir jusque-là.

Et, en vue de ce qu’elles m’ont appris, je ne peux qu’encore moins regretter cette expérience de NaNoWriMo.

Ecrire le premier jet ne prend pas tant de temps que ça

Au fil des rédactions, le NaNoWriMo, m’a permis d’atteindre des taux de mots écrits que je n’aurais jamais cru atteindre pour des histoires autres que celle fantastique que j’ai écrite jusque-là et qui a réussi à me passionner pendant plusieurs années déjà. C’est fou, mais à force d’écrire cette saga, je suis rentrée dans cette boucle où, aucun autre écrit n’arrivait à me captiver autant…et, si, à force je m’étais fait à cela, ça a commencé à me peser sur la conscience ces derniers mois – et grande partie parce que je me rendais de plus en plus compte d’à quel point l’envie d’approfondir d’autres projets d’écritures était là.

Aussi, je suis très reconnaissante de cette expérience. Et cela, surtout pour une dernière et principale raison : ce challenge m’a permis de me rendre compte d’à quel point écrire un premier jet dans un autre genre et pour une tout autre histoire, le tout, en peu de temps n’était pas si insurmontable que ça.

En 27 jours (oui, parce que, étant donné que j’ai commencé en décalé, mon temps consacré au NaNoWriMo a été plus restreint), j’ai au final surtout avancé sur huit écrits sur les quatorze pré-envisagés, dont un en particulier. Je me suis donc bien retrouvée avec une histoire principale pour ce NaNo, sur laquelle je me suis principalement basée pour le décompte de mot :

  • un récit « feel good » à 11 013 mots.

A cela s’ajoutent :

  • une romance de 1336 mots
  • un thriller de 3163 mots
  • une comédie romantique de 516 mots
  • un roman d’aventure de 1589 mots
  • une SF de 7003 mots
  • un thriller de 296 mots
  • une dystopie de 2135 mots

Ce qui fait un total de 27 051 mots écrits.

Pas mal, non, pour un échec ? Personnellement, je choisis de célébrer cette victoire.

(vous avez vu le jeu de mots, eh ? ;p )

En tout cas, cette expérience, je la garderai gravée dans ma mémoire. Plus que m’apprendre des choses sur moi-même et mon rapport à l’écriture, elle m’a permis de m’ouvrir les yeux sur de multiples paramètres et d’envisager l’écriture autrement. Et ça, ça vaut de l’or.

Désormais je ne vois plus les appels à textes de la même manière.

Pour conclure ?

En somme : le NaNoWriMo m’a surtout poussé à voir l’écriture et la mise en application de mon imagination autrement. J’ai enfin pris au sérieux cette passion pour l’écriture et lui ai donné une vraie place, plus importante encore, dans ma vie. Cela a complètement élargi mon champ des possibles, tout en réaffirmant une discipline chez moi/ dans mon quotidien. Et rien que pour ça, je ne me débarrasserai de cette expérience pour rien au monde.

Comme le dit le dicton :  » Si tu traites quelque chose comme un passe-temps, ce sera un passe-temps. Si tu le traites comme un véritable travail faisant partie intégrante de ta journée, ça te rapportera autant qu’un travail faisant partie intégrante de ta journée* « . Autrement dit si vous investissez pleinement dans ce qui vous passionne, ça finira forcément par payer.

*je l’ai un peu ajusté à ma sauce ^^

Alors, est-ce que je recommencerais ce challenge l’année prochaine ? Je ferais même mieux : j’ai désormais décidé de considérer chaque mois comme un NaNoWriMo.

Chaque semaine, je reporterais le nombre de mots que j’aurais réalisé et continuerais à chercher de quoi stimuler mon imagination (de la musique, film, livre, etc.) en mettent en application tout ce que j’ai appris avec ce NaNoWriMo. Avec toujours en tête, à chaque fois, l’idée / l’objectif de finir une histoire de A à Z en 30 jours.

Qui sait ? Peut-être qu’au bout d’un moment je finirais par bel et bien réussir à 50 000 mots en un mois.

Et vous ? Qu’en est-il de votre expérience du NaNoWriMo ?

Y avez-vous participé ? Comptez-vous le faire ?

Dites-moi tout en commentaire. ^^

12 commentaires sur « Je n’ai pas réussi le #NaNoWriMo mais voici ce que j’ai appris »

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